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ACC.26 Sports and Exercise Cardiology: Key Takeaways From the 75th Annual Scientific Sessions

Chez l’athlète d’endurance, les normes de VO₂ induisent en erreur

ACC.26 · avril 2026 · sessions Sports & Exercise Cardiology

Cette synthèse d’experts reprend les messages des sessions de cardiologie du sport du congrès ACC.26. Les équations de prédiction de la VO₂ établies en population générale sous-estiment le pic de VO₂ des athlètes d’endurance, chez qui les valeurs « supranormales » constituent la référence (registre CHEER) : le risque est de conclure à tort à un examen normal. L’épreuve d’effort cardiorespiratoire (CFX) s’affirme comme une compétence centrale de la discipline, et l’aptitude devient un processus longitudinal et individualisé plutôt qu’une décision binaire. Chez l’athlète vétéran, la coronaropathie reste la première cause de mort subite.

En pratiqueLa CFX d’un athlète d’endurance s’interprète avec des normes d’athlètes, faute de quoi un examen anormal peut passer pour normal. Chez l’athlète vétéran, les facteurs de risque se traitent comme chez tout patient, et une baisse de performance mérite d’être explorée. L’aptitude se construit dans la durée, avec l’athlète, plutôt qu’en une décision unique.

Question clinique

Que retenir des sessions de cardiologie du sport du congrès ACC.26 pour l’évaluation et le suivi des athlètes, de la décision d’aptitude à la prévention du risque cardiovasculaire ?

Méthode

Synthèse d’experts (« Expert Analysis », ACC.org) des sessions Sports & Exercise Cardiology des 75e sessions scientifiques de l’American College of Cardiology (ACC.26). Elle s’appuie sur des tables rondes consacrées à l’aptitude des athlètes porteurs d’une cardiopathie et sur des démonstrations pratiques d’épreuve d’effort cardiorespiratoire (CFX).

Résultats clés

  • L’aptitude n’est plus une décision binaire d’autorisation ou de disqualification. Elle devient un processus longitudinal et multidisciplinaire, fondé sur la décision médicale partagée, en particulier pour les cardiomyopathies génétiques et les dilatations aortiques, où les recommandations doivent être individualisées.
  • La forme physique atténue le risque cardiovasculaire sans le supprimer. Chez l’athlète vétéran (master), la coronaropathie reste la première cause de mort subite et le calcium coronaire est fréquent chez l’homme ; les facteurs de risque (lipides, pression artérielle, alimentation) doivent donc être contrôlés avec rigueur, même chez les sujets très entraînés.
  • Une baisse de performance ou des symptômes d’effort atypiques peuvent révéler une cardiopathie : une grande capacité d’effort ne suffit pas à rassurer.
  • La CFX s’affirme comme une compétence centrale de la spécialité. Chez l’athlète d’endurance, elle doit être interprétée avec des normes issues de cohortes d’athlètes (registre CHEER) : les équations de prédiction de la VO₂ établies en population générale sous-estiment son pic de VO₂, la référence étant les valeurs « supranormales » observées chez ces athlètes, d’où un risque de faux négatifs et de cardiopathies méconnues.

Limites

  • Synthèse de congrès et avis d’experts, sans données originales ni résultats chiffrés : le niveau de preuve est hétérogène et les données d’histoire naturelle restent limitées chez les athlètes qui poursuivent l’entraînement malgré une anomalie.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.