Antiplatelet Therapy in the Management of Atherosclerotic Cardiovascular Disease: 2026 ACC Scientific Statement: A Report of the American College of Cardiology.
L’ACC fait le point sur les antiplaquettaires dans l’athérosclérose
Cette déclaration scientifique de l’American College of Cardiology fait le point sur dix ans d’évolution de l’usage des antiplaquettaires dans la maladie cardiovasculaire athéroscléreuse. L’aspirine reste la molécule la plus utilisée, mais les données récentes ne plaident pas pour son usage systématique en prévention primaire dans une population non sélectionnée : elle ne se discute que chez les sujets au risque ischémique le plus élevé. Les progrès des stents actifs et des molécules, ainsi que les essais sur le schéma et la durée de la bithérapie antiplaquettaire, ont fait évoluer les recommandations chez les patients athéroscléreux ; chez eux, les antiplaquettaires restent des outils puissants contre les événements ischémiques, surtout après un syndrome coronarien aigu, au prix d’un arbitrage permanent avec le risque hémorragique. Le document compare les recommandations en vigueur, résume les essais pivots et traite des patients à risque hémorragique élevé, de la chirurgie, des différents phénotypes d’athérosclérose, de l’association à un autre antithrombotique, du suivi et de l’observance.
Question clinique
Quelle est aujourd’hui la place de l’aspirine et des autres antiplaquettaires dans la maladie cardiovasculaire athéroscléreuse, de la prévention primaire au traitement au long cours après un événement, et comment arbitrer entre risque ischémique et risque hémorragique ?
Méthode
Déclaration scientifique de l’American College of Cardiology. Elle dresse une vue d’ensemble des données actuelles sur les antiplaquettaires dans la maladie athéroscléreuse, compare les référentiels en vigueur, résume les essais pivots et consacre des sections aux patients à risque hémorragique élevé, à la période chirurgicale, aux phénotypes d’athérosclérose, aux indications d’un autre antithrombotique associé, ainsi qu’au suivi et à l’observance au long cours.
Résultats clés
- Aspirine en prévention primaire : les données récentes ne montrent pas de bénéfice d’un usage systématique dans une population non sélectionnée ; elle ne se discute que chez les sujets au risque ischémique le plus élevé.
- Bithérapie antiplaquettaire : les progrès des stents actifs et des molécules, et les essais sur le schéma et la durée du traitement, ont modifié les recommandations chez les patients athéroscléreux, au profit d’un traitement individualisé selon l’équilibre entre risque ischémique et risque hémorragique.
- Les antiplaquettaires restent des outils puissants de prévention des événements ischémiques, en particulier après un syndrome coronarien aigu.
- Situations particulières traitées : risque hémorragique élevé, chirurgie, phénotypes d’athérosclérose, indication concomitante d’un autre antithrombotique, surveillance et observance au long cours.
Limites
- Déclaration scientifique sans recommandations graduées par classe et niveau de preuve, et sans nouvelle donnée d’essai.
- Document d’une société nord-américaine : ses positions sont à lire au regard des recommandations ESC en vigueur sur les syndromes coronariens aigus et chroniques.
- Le détail des schémas par situation clinique n’est pas repris ici et relève du texte intégral.