PAUSE CARDIO
Cardiologie du sport · CFX/VO₂ max · Recommandations ACC/AHA 2025

Clinical Considerations for Competitive Sports Participation for Athletes With Cardiovascular Abnormalities: A Scientific Statement From the AHA and ACC

Aptitude au sport : la décision partagée remplace les contre-indications

JACC · 2025 · recommandations ACC/AHA sur la participation sportive

La déclaration scientifique AHA/ACC 2025 sur la participation des athlètes porteurs d’une anomalie cardiovasculaire au sport de compétition change de logique : elle ne dresse plus de listes de contre-indications, mais propose un cadre de décision partagée. Les sports y sont décrits sur un continuum entre endurance et force, et le risque est revu à la baisse dans plusieurs situations (cardiomyopathie hypertrophique, QT long, porteurs de défibrillateur). Les athlètes porteurs d’un variant génétique sans phénotype peuvent le plus souvent participer, et l’épreuve d’effort cardiorespiratoire est mise en avant pour stratifier le risque des cardiopathies congénitales.

En pratiquePour les bilans d’aptitude et les épreuves d’effort cardiorespiratoires, la conduite passe d’une logique de certificat binaire à une décision partagée, documentée, sport par sport et patient par patient. Ce texte donne un cadre pour discuter la reprise après myocardite rapidement contrôlée, la pratique avec un défibrillateur ou chez un porteur de variant sans phénotype, sans dispenser d’une évaluation individuelle approfondie.

Question clinique

Comment évaluer et accompagner un athlète porteur d’une anomalie cardiovasculaire qui souhaite pratiquer un sport de compétition, à la lumière des données récentes sur le risque réel de ces affections ?

Méthode

Déclaration scientifique de l’American Heart Association et de l’American College of Cardiology (2025), qui actualise les recommandations antérieures sur l’aptitude au sport de compétition. Les auteurs précisent qu’il ne s’agit pas d’un texte de « recommandations de disqualification » mais d’un recueil de considérations cliniques destiné à guider la discussion des risques et des bénéfices avec l’athlète.

Résultats clés

  • Le cadre passe de la liste de contre-indications à la décision partagée : risque lié à la maladie, exigences du sport et objectifs de l’athlète sont discutés ensemble. Les sports ne sont plus rangés en catégories étanches mais décrits sur un continuum entre endurance et force.
  • Myocardite : l’IRM cardiaque est privilégiée pour confirmer la résolution de l’inflammation et évaluer le risque rythmique. La reprise peut être envisagée dès 4 à 6 semaines si les symptômes ont disparu, si l’inflammation est résolue et en l’absence d’arythmie notable.
  • Défibrillateur implantable : la pratique est désormais jugée « raisonnable », et les sports de collision peuvent être envisagés au cas par cas.
  • Cardiomyopathie hypertrophique et QT long : le risque lié au sport est estimé plus faible qu’auparavant, et la pratique peut être envisagée moyennant des précautions adaptées. Les athlètes porteurs d’un variant génétique sans phénotype peuvent le plus souvent pratiquer.
  • Cardiopathies congénitales : l’épreuve d’effort cardiorespiratoire est mise en avant pour stratifier le risque et remplacer les restrictions générales par une approche individualisée.

Limites

  • Document de consensus d’experts, non gradé comme une recommandation classique, établi dans le contexte nord-américain ; les données sur le devenir des athlètes qui poursuivent la compétition avec une cardiopathie restent limitées.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.