PAUSE CARDIO
Prévention · Étude de cohorte · Copenhagen General Population Study

Lipoprotein(a) and Atherosclerotic Cardiovascular Disease Among Adults Aged 20 to 100 Years.

La Lp(a) reste un facteur de risque jusqu’à 100 ans

Circulation · 30 août 2026 · 103 341 adultes, cohorte prospective, suivi médian 12,5 ans

Dans une cohorte en population générale de 57 899 femmes et 45 442 hommes de 20 à 100 ans, dont 18 % âgés de 70 ans ou plus, l’augmentation relative du risque de maladie athéroscléreuse par tranche de 50 mg/dL de Lp(a) supplémentaire est semblable à tout âge et dans les deux sexes (HR de 1,12 à 1,18). Le risque de base s’élevant avec l’âge, l’excès absolu d’événements associé à une Lp(a) élevée est le plus important après 70 ans. Il s’agit d’une étude observationnelle, qui ne renseigne pas sur l’effet d’un traitement.

Résultat principalHR par 50 mg/dL de Lp(a) en plus : de 1,12 à 1,18 selon l’âge (p d’interaction = 0,48) · excès d’incidence pour une Lp(a) de 90 à 426 mg/dL : 3,2 pour 1 000 personnes-années à 20–49 ans contre 48 à 80–100 ans
En pratiquel’âge avancé n’efface pas le poids de la Lp(a) : à risque relatif égal, une personne de 80 ans avec une Lp(a) très élevée cumule un risque de base déjà important, d’où un nombre plus élevé d’événements attribuables. Le dosage de la Lp(a) au moins une fois dans la vie garde donc son intérêt chez le sujet âgé, pour préciser le niveau de risque et renforcer, le cas échéant, le contrôle du LDL-cholestérol et des autres facteurs. L’étude ne permet pas de conclure sur le bénéfice d’un traitement spécifique de la Lp(a), qui reste à établir par des essais randomisés.

Question clinique

Une Lp(a) élevée est considérée comme un facteur de risque causal de maladie athéroscléreuse. Son poids est-il le même chez les personnes de 70 à 100 ans que chez les plus jeunes, en risque relatif comme en risque absolu, et diffère-t-il entre femmes et hommes ?

Méthode

Cohorte prospective en population générale (Copenhagen General Population Study) ayant inclus 57 899 femmes et 45 442 hommes de 20 à 100 ans, dont 18 322 (18 %) âgés de 70 à 100 ans. Les taux d’incidence et les hazard ratios de maladie athéroscléreuse ont été estimés par tranche d’âge, puis par sexe en analyse secondaire. Le suivi médian a été de 12,5 ans (maximum 19,1).

Résultats clés

  • 9 091 personnes ont reçu un diagnostic de maladie athéroscléreuse pendant le suivi.
  • Excès d’incidence par 50 mg/dL (105 nmol/L) de Lp(a) supplémentaire : 0,3 pour 1 000 personnes-années (IC95 % 0,2–0,4) entre 20 et 49 ans, 0,8 (0,6–0,9) entre 50 et 59 ans, 1,5 (1,2–1,7) entre 60 et 69 ans, 2,7 (2,2–3,2) entre 70 et 79 ans et 4,5 (3,7–5,4) entre 80 et 100 ans.
  • Pour une Lp(a) de 70 à 89 mg/dL (148–190 nmol/L), l’excès d’incidence atteint 2,7, 7,1, 13,3, 24,4 et 40,9 pour 1 000 personnes-années dans les mêmes tranches d’âge ; pour une Lp(a) de 90 à 426 mg/dL (191–924 nmol/L), il atteint 3,2, 8,3, 15,6, 28,7 et 48.
  • Les résultats sont semblables chez les femmes et chez les hommes, les excès absolus les plus élevés étant observés chez les hommes.
  • Les hazard ratios par 50 mg/dL de Lp(a) sont semblables dans toutes les tranches d’âge et dans les deux sexes, de 1,12 à 1,18 (p d’interaction : 0,48 pour l’âge, 0,74 pour le sexe).

Limites

  • Étude observationnelle : elle mesure une association entre Lp(a) et événements, et ne renseigne pas sur l’effet d’un traitement abaissant la Lp(a).
  • La population provient d’un seul pays d’Europe du Nord : la distribution de la Lp(a) varie selon les origines, et la transposition à d’autres populations n’est pas acquise.
  • Les effectifs sont plus restreints aux âges les plus avancés, ce qui élargit les intervalles de confiance dans ces tranches.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.