PAUSE CARDIO
Interventionnel & structurel · Essai randomisé · SELUTION DeNovo

One-year results of the SELUTION DeNovo trial comparing a strategy of PCI with a sirolimus-eluting balloon and provisional stenting versus systematic DES implantation

Le ballon au sirolimus n’est pas inférieur au stent actif

TCT 2025 (late-breaking) · octobre 2025

Le plus grand essai randomisé comparant un ballon actif à un stent a inclus 3 341 patients porteurs de lésions coronaires de novo, répartis entre une stratégie fondée sur un ballon à élution de sirolimus, le stent étant réservé au sauvetage, et l’implantation systématique d’un stent actif. À un an, la défaillance du vaisseau cible est survenue chez 5,3 % des patients du groupe ballon contre 4,4 % de ceux du groupe stent : la non-infériorité est établie en intention de traiter, au prix d’un peu plus de revascularisations du vaisseau cible. Un patient sur cinq du groupe ballon a tout de même reçu un stent.

Résultat principalDéfaillance du vaisseau cible à 1 an : 5,3 % (ballon au sirolimus + stent provisionnel) contre 4,4 % (stent actif systématique) ; non-infériorité établie en intention de traiter (différence 0,91 point ; IC95 % −0,55 à 2,38)
En pratiqueLe stent actif reste la référence pour les lésions de novo. Le ballon au sirolimus s’en approche à un an, au prix d’un peu plus de revascularisations, et un patient sur cinq reçoit finalement un stent de sauvetage. La stratégie est crédible chez des patients sélectionnés pour lesquels on souhaite éviter l’implantation d’un stent ; le recul à cinq ans dira si la non-infériorité se maintient.

Question clinique

Pour les lésions coronaires de novo, une stratégie « ne rien laisser en place » — ballon à élution de sirolimus, avec stent uniquement en sauvetage — fait-elle aussi bien que l’implantation systématique d’un stent actif ?

Méthode

Essai randomisé multicentrique ouvert de non-infériorité (SELUTION DeNovo), présenté en late-breaking au TCT 2025. Dans 62 centres, 3 341 patients porteurs de lésions de novo sur des vaisseaux de 2 à 5 mm ont été répartis 1:1 entre un ballon au sirolimus (libération prolongée sur 90 jours) avec stent provisionnel (1 671 patients) et un stent actif systématique (1 670 patients). Critère principal : défaillance du vaisseau cible à 1 an — décès cardiaque, infarctus du vaisseau cible, revascularisation du vaisseau cible cliniquement justifiée.

Résultats clés

  • Défaillance du vaisseau cible : 5,3 % avec le ballon contre 4,4 % avec le stent ; différence 0,91 point (IC95 % −0,55 à 2,38), non-infériorité établie en intention de traiter (p = 0,02).
  • Un stent de sauvetage a été nécessaire chez 20,7 % des patients du groupe ballon.
  • Revascularisations du vaisseau cible cliniquement justifiées plus fréquentes avec le ballon : 3,3 % contre 2,1 %.
  • Événements de sécurité, thromboses de lésion comprises, rares et comparables dans les deux groupes.

Limites

  • L’analyse per protocole ne confirme pas la non-infériorité, même si ses résultats vont dans le même sens et sont de même ampleur que ceux de l’analyse en intention de traiter.
  • L’essai est ouvert et le suivi se limite à 1 an ; le critère sera testé de nouveau à 5 ans, en non-infériorité puis, le cas échéant, en supériorité.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.