PAUSE CARDIO
Prévention · Essai randomisé · SOUL

Oral Semaglutide and Cardiovascular Outcomes in High-Risk Type 2 Diabetes

Le sémaglutide oral réduit les événements cardiovasculaires chez le diabétique

NEJM · mars 2025 · présenté à l’ACC.25

Cet essai en double insu contre placebo a inclus 9 650 patients d’au moins 50 ans, diabétiques de type 2 avec une maladie athéroscléreuse, une maladie rénale chronique ou les deux, suivis en moyenne 47,5 mois. Le sémaglutide par voie orale (jusqu’à 14 mg par jour) a réduit la fréquence du critère principal — décès cardiovasculaire, infarctus ou AVC non mortels — à 12,0 %, contre 13,8 % sous placebo (HR 0,86 ; IC95 % 0,77–0,96 ; p = 0,006). Les critères secondaires confirmatoires, dont les événements rénaux majeurs, n’ont pas différé significativement entre les groupes. Le bénéfice cardiovasculaire des agonistes du récepteur du GLP-1 s’étend ainsi à la voie orale.

Résultat principalDécès cardiovasculaire, infarctus ou AVC non mortels : 12,0 % sous sémaglutide oral contre 13,8 % sous placebo (HR 0,86 ; IC95 % 0,77–0,96 ; p = 0,006).
En pratiquechez le diabétique de type 2 avec maladie athéroscléreuse ou maladie rénale chronique, le sémaglutide oral dispose désormais d’une démonstration de bénéfice sur les événements cardiovasculaires majeurs : le risque relatif d’événement est réduit (HR 0,86 ; IC95 % 0,77–0,96) et l’écart absolu est de 1,8 point sur près de quatre ans, sans excès d’effets indésirables graves. C’est une option à considérer chez le patient réticent aux injections, étant entendu que l’essai n’a pas comparé les deux voies d’administration. Il n’a en revanche pas mis en évidence de bénéfice rénal et ne renseigne pas sur les diabétiques à risque plus faible.

Question clinique

Chez le diabétique de type 2 à haut risque — maladie athéroscléreuse, maladie rénale chronique ou les deux —, le sémaglutide par voie orale réduit-il les événements cardiovasculaires majeurs ? Seule sa sécurité cardiovasculaire avait été établie jusque-là pour cette forme orale.

Méthode

Essai de supériorité en double insu contre placebo, conduit jusqu’à l’obtention du nombre d’événements prévu (SOUL). Les participants, âgés d’au moins 50 ans, diabétiques de type 2 avec une hémoglobine glyquée de 6,5 à 10,0 % et une maladie athéroscléreuse connue, une maladie rénale chronique ou les deux, ont été répartis par tirage au sort entre sémaglutide oral une fois par jour (dose maximale 14 mg) et placebo, en plus du traitement habituel. Le critère de jugement principal associait décès cardiovasculaire, infarctus non mortel et AVC non mortel, l’analyse portant sur le délai jusqu’au premier événement. Les critères secondaires confirmatoires comprenaient les événements rénaux majeurs (critère composite à cinq éléments). 9 650 patients ont été randomisés ; le suivi a été de 47,5 mois en moyenne et de 49,5 mois en médiane.

Résultats clés

  • Critère principal : 579 des 4 825 patients sous sémaglutide oral (12,0 % ; 3,1 événements pour 100 patients-années) contre 668 des 4 825 sous placebo (13,8 % ; 3,7 pour 100 patients-années) ; HR 0,86 (IC95 % 0,77–0,96 ; p = 0,006), soit un écart absolu de 1,8 point entre les 13,8 % du placebo et les 12,0 % du sémaglutide oral.
  • Les critères secondaires confirmatoires, dont les événements rénaux majeurs, n’ont pas différé significativement entre les deux groupes.
  • Effets indésirables graves : 47,9 % sous sémaglutide contre 50,3 % sous placebo ; troubles gastro-intestinaux : 5,0 % contre 4,4 %.

Limites

  • Population diabétique à très haut risque : le résultat ne s’étend pas d’emblée aux diabétiques à risque plus faible.
  • Aucun bénéfice n’a été mis en évidence sur les événements rénaux majeurs, qui étaient un critère secondaire confirmatoire.
  • Le comparateur est un placebo : l’essai ne compare pas la voie orale à la voie injectable.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.