PAUSE CARDIO
Rythmologie · Essai randomisé · SINGLE SHOT CHAMPION

Pulsed Field or Cryoballoon Ablation for Paroxysmal Atrial Fibrillation

Le champ pulsé n’est pas inférieur au cryoballon

NEJM · 2025 · présenté à l’EHRA 2025

Cet essai suisse de non-infériorité a assigné 105 patients en fibrillation atriale paroxystique symptomatique à l’ablation par champ pulsé et 105 autres à la cryoablation par ballon, tous équipés d’un moniteur cardiaque implantable. Entre le 91e et le 365e jour, une récidive de tachyarythmie atriale est survenue chez 37,1 % des patients après champ pulsé et chez 50,7 % après cryoablation (différence −13,6 points ; IC95 % −26,9 à −0,3). La non-infériorité est démontrée (p < 0,001) et la supériorité n’est atteinte que de justesse (p = 0,046). Les complications liées à la procédure ont été rares dans les deux groupes.

Résultat principalRécidive de tachyarythmie atriale entre J91 et J365 : 37,1 % après champ pulsé contre 50,7 % après cryoablation (différence −13,6 points, IC95 % −26,9 à −0,3)
En pratiqueChez des patients en fibrillation atriale paroxystique symptomatique, l’ablation par champ pulsé n’expose pas à plus de récidives que la cryoablation par ballon lorsque le rythme est surveillé en continu. L’avantage observé en sa faveur est trop fragile pour trancher entre les deux techniques : elles restent l’une et l’autre des options d’isolation des veines pulmonaires, le choix dépendant du plateau technique et de l’expérience de l’opérateur.

Question clinique

Dans la fibrillation atriale paroxystique symptomatique, l’ablation par champ pulsé fait-elle au moins aussi bien que la cryoablation par ballon lorsque la récidive est mesurée par une surveillance rythmique continue ?

Méthode

Essai randomisé de non-infériorité conduit en Suisse (SINGLE SHOT CHAMPION). Des patients en fibrillation atriale paroxystique symptomatique ont été assignés selon un rapport 1:1 à l’ablation par champ pulsé (105 patients) ou à la cryoablation par ballon (105 patients). Tous ont reçu un moniteur cardiaque implantable destiné à détecter les tachyarythmies atriales. Le critère de jugement principal était la première récidive de tachyarythmie atriale entre le 91e et le 365e jour après l’ablation, avec une marge de non-infériorité de 20 points sur la différence d’incidence cumulée. Le critère de sécurité était un composite des complications liées à la procédure.

Résultats clés

  • Une récidive est survenue entre J91 et J365 chez 39 patients du groupe champ pulsé et chez 53 patients du groupe cryoablation, soit une incidence cumulée de 37,1 % contre 50,7 % ; la différence entre les groupes est de −13,6 points (IC95 % −26,9 à −0,3), avec p < 0,001 pour la non-infériorité et p = 0,046 pour la supériorité.
  • Le critère de sécurité est survenu chez 1 patient (1,0 %) après champ pulsé et chez 2 patients (1,9 %) après cryoablation.

Limites

  • L’effectif est modeste et la marge de non-infériorité large (20 points) ; la borne supérieure de l’intervalle de confiance frôle zéro, si bien que la supériorité, atteinte de justesse, demande confirmation.
  • Le suivi s’arrête à un an, et les résultats disponibles ne renseignent ni la charge d’arythmie ni l’évolution des symptômes.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.