PAUSE CARDIO
Interventionnel & structurel · Essai randomisé · SURViV

Redo-surgery versus transcatheter valve-in-valve for mitral bioprosthetic dysfunction: The SURVIV trial

Bioprothèse mitrale dégénérée : le percutané fait mieux que la réopération

ACC.26 (publication en attente) · mars 2026

Ce premier essai randomisé a comparé, chez 150 patients porteurs d’une bioprothèse mitrale dégénérée, l’implantation percutanée d’une valve dans la bioprothèse (valve-in-valve) à la réintervention chirurgicale. À un an, le critère composite de décès ou d’AVC invalidant est survenu chez 5,3 % des patients du groupe percutané contre 20,8 % de ceux du groupe chirurgical (HR 0,23 ; IC95 % 0,07–0,68). Les hémorragies graves ont été plus rares après valve-in-valve (1,3 % contre 11,1 %) et l’hospitalisation plus courte (médiane de 4 jours contre 14). Les réhospitalisations d’origine cardiaque ont en revanche été plus fréquentes après valve-in-valve (16 % contre 2,8 %).

Résultat principalDécès ou AVC invalidant à 1 an : 5,3 % (valve-in-valve percutané) contre 20,8 % (réintervention chirurgicale) — HR 0,23 (IC95 % 0,07–0,68) ; hospitalisation 4 contre 14 jours
En pratiqueChez un patient dont la bioprothèse mitrale dégénère, le valve-in-valve percutané apparaît comme une option de premier plan face à la réopération, avec nettement moins de décès et d’AVC invalidants à un an dans cet essai. L’effectif réduit, l’expertise des centres et une population jeune, très majoritairement féminine, recrutée au Brésil, limitent la généralisation aux patients plus âgés ; la durabilité au-delà d’un an reste à établir. L’excès de réhospitalisations d’origine cardiaque après valve-in-valve invite en outre à la prudence sur la tenue du résultat dans le temps. Ces données justifient d’adresser d’emblée ces patients à une équipe capable de proposer les deux techniques.

Question clinique

Chez un patient dont la bioprothèse mitrale se dégrade, l’implantation percutanée d’une valve dans la bioprothèse (valve-in-valve) fait-elle aussi bien, ou mieux, que la réintervention chirurgicale ?

Méthode

L’essai randomisé SURViV a été présenté à l’ACC.26 et sa publication est attendue. 150 patients présentant une dysfonction de bioprothèse mitrale ont été randomisés entre valve-in-valve percutané et réintervention chirurgicale, dans sept centres brésiliens de référence. L’âge moyen était de 57,9 ans et 72 % des patients étaient des femmes. Critère principal : composite de décès toutes causes et d’AVC invalidant à 1 an.

Résultats clés

  • Décès ou AVC invalidant à 1 an : 5,3 % dans le groupe percutané contre 20,8 % dans le groupe chirurgical (HR 0,23 ; IC95 % 0,07–0,68 ; p = 0,005).
  • Hémorragies graves ou menaçant le pronostic vital : 1,3 % après valve-in-valve contre 11,1 % après chirurgie (p = 0,016).
  • Réhospitalisations d’origine cardiaque : 16 % après valve-in-valve contre 2,8 % après chirurgie (p = 0,02), résultat en faveur de la chirurgie.
  • Durée d’hospitalisation médiane : 4 jours après valve-in-valve contre 14 jours après chirurgie.

Limites

  • L’effectif est réduit et le recrutement limité à sept centres brésiliens de référence ; la population, jeune (âge moyen de 57,9 ans) et très majoritairement féminine, est peu représentative des patients âgés habituellement opérés.
  • Durabilité de la valve percutanée inconnue au-delà de 1 an ; résultats présentés en congrès, non encore publiés.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.