PAUSE CARDIO
Rythmologie · Essai randomisé · PRAETORIAN-DFT

Subcutaneous Defibrillator Implantation With or Without Defibrillation Test: The Primary Results of the Randomized PRAETORIAN-DFT Trial

Défibrillateur sous-cutané : le test de choc n’est plus indispensable

Circulation · avril 2026 · présenté à HRS 2026

Dans 37 centres, cet essai multinational a réparti par tirage au sort 965 patients implantés d’un défibrillateur sous-cutané entre un test de défibrillation en fin d’implantation et l’absence de test, la position du dispositif étant alors contrôlée sur la radiographie thoracique par le score PRAETORIAN. Après un suivi médian de 41 mois, le premier choc a échoué sur une arythmie ventriculaire spontanée chez 1,7 % des patients sans test contre 2,3 % avec test, ce qui établit la non-infériorité (marge absolue de 3 points). La mortalité était comparable entre les deux groupes, et 1,7 % des patients testés ont présenté une complication potentiellement liée au test.

Résultat principalÉchec du premier choc sur arythmie ventriculaire spontanée : 1,7 % sans test contre 2,3 % avec test (différence −0,6 point ; IC95 % −2,6 à 1,4)
En pratiqueChez le candidat à un défibrillateur sous-cutané, lorsque la position du boîtier et de la sonde est jugée satisfaisante sur la radiographie par le score PRAETORIAN, omettre le test de défibrillation n’augmente pas les échecs du premier choc et évite les complications propres au test. Cette stratégie peut donc être proposée, en réservant le test aux implantations dont le score n’est pas favorable, situation que l’essai ne documente pas.

Question clinique

Après implantation d’un défibrillateur sous-cutané, peut-on renoncer au test de défibrillation, recommandé mais non dénué de risque, en s’appuyant sur le score PRAETORIAN, qui prédit l’efficacité des chocs à partir de la radiographie thoracique ?

Méthode

Essai randomisé multinational dans 37 centres. 965 patients implantés d’un défibrillateur sous-cutané ont été randomisés entre test de défibrillation (n = 482) et absence de test (n = 483) ; dans ce dernier groupe, le score PRAETORIAN était évalué avant la sortie. Critère de jugement principal : échec du premier choc délivré sur une arythmie ventriculaire spontanée, retenu comme substitut de l’efficacité de défibrillation, testé en non-infériorité avec une marge absolue de 3 points. Critères secondaires : mortalité, complications potentiellement liées au test, révisions du dispositif. Suivi médian de 41 mois.

Résultats clés

  • Échec du premier choc : 1,7 % sans test contre 2,3 % avec test ; différence −0,6 point (IC95 % −2,6 à 1,4), p < 0,001 pour la non-infériorité.
  • Mortalité toutes causes : HR 0,9 (IC95 % 0,6–1,4) ; décès rythmique : HR 0,4 (IC95 % 0,04–3,4), sans différence significative.
  • Complications potentiellement liées au test : 1,7 % des patients du groupe testé.
  • Révisions postopératoires pour position inadéquate : 2 dans chaque groupe.

Limites

  • Le critère principal est un substitut (échec du premier choc sur arythmie spontanée) et le nombre d’échecs est faible dans les deux groupes.
  • Le résultat vaut pour une implantation contrôlée par le score PRAETORIAN ; il ne s’extrapole pas aux positions d’implantation jugées défavorables, et le résumé ne précise pas la conduite tenue dans ce cas.
  • L’intervalle de confiance du décès rythmique reste large.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.