PAUSE CARDIO
Prévention · Essai randomisé · DANCODE

Vitamin K₂ and D₃ Supplementation in Patients With Severe Coronary Artery Calcification: The DANCODE Trial

Sous vitamines K2 et D3, la calcification coronaire progresse moins

Circulation · 28 août 2026

Chez 400 patients dont le score calcique coronaire atteignait au moins 400 unités Agatston, une supplémentation associant 720 µg/j de vitamine K2 et 25 µg/j de vitamine D3 a été comparée à un placebo pendant 24 mois. La progression du score calcique a été moindre sous supplémentation : +196 contre +248 unités Agatston, soit une différence de −52 (IC95 % −79 à −24), sans augmentation du volume de plaque non calcifiée dans la sous-étude par coroscanner. Le critère de jugement reste un marqueur d’imagerie : aucun événement clinique n’a été mesuré et la portée pronostique d’un écart de 52 unités n’est pas connue. Ce résultat ne justifie pas de prescription.

Résultat principalProgression du score calcique à 24 mois : +196 contre +248 unités Agatston — différence −52 (IC95 % −79 à −24)
En pratiqueces résultats n’appellent aucune prescription : ni supplémentation systématique chez le coronarien calcifié, ni relâchement des traitements dont le bénéfice sur les événements est démontré. L’essai établit qu’une supplémentation en vitamines K2 et D3 ralentit la progression du score calcique sur deux ans, sans déplacer la plaque vers sa forme non calcifiée ; il ne dit rien de ce que cela change pour le patient. C’est un signal à retenir en attendant un essai jugé sur les événements cliniques.

Question clinique

Chez un patient dont les coronaires sont déjà lourdement calcifiées, une supplémentation en vitamines K2 et D3 freine-t-elle la progression de la calcification coronaire ?

Méthode

Essai multicentrique danois, randomisé en double insu contre placebo. Il a inclus 400 patients dont le score calcique coronaire était d’au moins 400 unités Agatston (médiane 903), qui ont reçu pendant 24 mois soit 720 µg/j de vitamine K2 et 25 µg/j de vitamine D3, soit un placebo. L’analyse a porté sur 398 d’entre eux, d’âge médian 71 ans, dont 30 % de femmes. Un scanner cardiaque sans injection a été réalisé à l’inclusion, à 12 et à 24 mois. Le critère de jugement principal était la variation du score calcique à 24 mois.

Résultats clés

  • Progression moyenne du score calcique à 24 mois : +196 unités Agatston (IC95 % 178–214) sous supplémentation contre +248 (IC95 % 225–271) sous placebo, soit une différence entre les groupes de −52 unités (IC95 % −79 à −24).
  • L’effet du traitement était cohérent selon le sexe et selon le score calcique initial (400 à 999 puis 1 000 unités Agatston ou plus).
  • Chez les 143 participants dont le score calcique initial était inférieur à 1 000 unités Agatston et qui ont eu un coroscanner, l’augmentation du volume total de plaque a été semblable dans les deux groupes et le volume de plaque non calcifiée n’a pas changé ; la progression du volume de plaque calcifiée a été freinée sous supplémentation (différence −8 mm³ ; IC95 % −13 à −2).

Limites

  • Critère d’imagerie intermédiaire : aucun événement clinique n’a été mesuré, et la portée pronostique d’un écart de 52 unités Agatston n’est pas établie.
  • Suivi de 24 mois seulement, dans une population danoise homogène.
  • La signification d’un ralentissement de la calcification reste débattue : la calcification dense est plutôt considérée comme un marqueur de stabilité de la plaque.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.